L'éducation est une priorité absolue. La philosophie de l’éducation est une nécessité absolue.

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« Pour une philosophie de l'éducation », écrivions-nous naguère en plagiant le titre de l'ouvrage de Maritain (sa reprise). Il s'agissait alors de prendre acte du déficit de réflexivité liée à l'action éducationnelle, et, pour ce qui nous a concerné à cette époque, la promotion d'une pédagogie des médias (Europe, médias, réseaux), intégrée dans l'ensemble des cursus. Ce défaut est source d'impérities, de compromissions, et, en définitive, d'échec.

Prétention, en effet que ce requisit, comme celui de la mise en perspective historique et méthodologique des expériences, annoncée, sinon claironnée, mais bien peu instruite. Nous en verrons vite le résultat.

Toutefois, cette définition restait limitée à l'axe de l'activité institutionnelle, relative aux possibles de l'action. Exigence certes décisive, mais incomplète sans la référence profonde, ou sans la posture critique, qui seule légitime le philosopher.

L'articulation de la distance critique et de l'exigence praxéologique reste utopique.

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Mais, à l'encontre d'un philosophisme désincarné, il s'agissait de revenir sur les fondements de ce que Pde veut dire : sans cela, tout se mélange. Car l'enjeu est de savoir si la pde est une nécessité, et, dans ce cas, à quelles conditions. Nous n'envisageons pas une réflexion ni une action sans cela, « sans conscience ». Nous pouvons nous passer de recettes, de directives, de scientismes, de religions. Mais pas de questionnement ni d'analyse.

 Or, l'expression « philosophie de l’éducation » reste trompeuse et multiforme. Or, la dimension instituée en est orpheline. Tout le monde s'accorderait sur sa nécessité. Mais elle n'a pas lieu. Ainsi, le monde avance, à l'aveuglette.